L’interdiction d’utiliser les moteurs thermiques à proximité protège l’observation baleines

1 octobre 2026

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Par revue longs cours

Entre juin et octobre, les baleines à bosse fréquentent les eaux de La Réunion pour se reproduire, mettre bas et allaiter leurs baleineaux. Leur présence attire plaisanciers et professionnels, mais la proximité des bateaux peut perturber ces animaux sensibles.

L’arrêté préfectoral du 27 juin 2025 encadre l’observation des cétacés et leurs conditions d’approche. Les règles fournies ne prévoient pas une interdiction générale des moteurs thermiques ; elles limitent notamment la vitesse et accordent des horaires élargis aux navires à propulsion décarbonée, des repères essentiels pour comprendre leur portée.

A retenir :

  • Période réglementée d’observation des baleines, du 1er juillet au 30 septembre
  • Maximum de trois navires autour d’un même groupe de cétacés
  • Vitesse limitée près des animaux et dans certaines zones côtières
  • Mises à l’eau encadrées, avec sept personnes et trente minutes maximum

Observation des baleines à La Réunion : les règles de navigation

Ces limites répondent au risque de dérangement : un bateau rapide ou trop proche peut modifier le comportement d’un animal. Pour les visiteurs comme pour les opérateurs, la navigation durable commence donc par le respect des distances, des vitesses et du nombre de navires autorisés.

Vitesse et nombre de bateaux près des cétacés

Autour d’un groupe, trois navires au maximum peuvent évoluer simultanément, tandis que la vitesse est plafonnée à quatre nœuds à moins de 300 mètres. Entre la baie de Saint-Paul et le Grand Cap, la limite indiquée est de dix nœuds.

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Ces restrictions ne sont pas synonymes d’une interdiction générale des moteurs thermiques dans toutes les situations. Selon la préfecture, l’arrêté fixe des conditions d’observation et distingue aussi les navires à propulsion décarbonée, sans que les informations disponibles permettent d’affirmer une interdiction totale des moteurs thermiques à proximité.

Horaires d’observation et propulsion décarbonée

Les plages horaires ménagent des périodes de quiétude pour la faune marine. L’approche et l’observation sont autorisées de 9 heures à 16 heures, avec une extension jusqu’à 18 heures pour les navires à propulsion décarbonée.

Cette mesure crée un avantage opérationnel pour les bateaux moins dépendants des combustibles fossiles, sans constituer à elle seule une interdiction explicite des autres motorisations. La réduction de la vitesse et de la pollution sonore reste également déterminante pour limiter la pression sur les animaux.

Repères de navigation réglementaire :

  • Observation des baleines autorisée du 1er juillet au 30 septembre
  • Trois navires au maximum autour d’un groupe de cétacés
  • Quatre nœuds maximum à moins de 300 mètres des animaux
  • Dix nœuds maximum entre la baie de Saint-Paul et le Grand Cap
Situation Règle indiquée
Période d’observation Du 1er juillet au 30 septembre
Navires autour d’un groupe Trois au maximum
À moins de 300 mètres Quatre nœuds au maximum
Baie de Saint-Paul au Grand Cap Dix nœuds au maximum

Ces règles de navigation encadrent l’approche en bateau ; les mises à l’eau imposent, elles, des limites supplémentaires au contact des animaux.

Protection marine : encadrer les mises à l’eau

Après l’approche depuis le bateau, la mise à l’eau augmente le risque d’interaction directe avec les cétacés. Son encadrement vise à limiter la présence humaine dans leur environnement, particulièrement pendant une période de reproduction et d’allaitement.

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Effectifs et durée dans l’eau

Sept personnes au maximum, encadrement compris, peuvent être simultanément dans l’eau, pour une durée plafonnée à trente minutes. Ces limites rendent l’activité plus mesurée et évitent qu’un groupe nombreux ne s’approche durablement d’un baleineau ou de sa mère.

Les mises à l’eau sont autorisées de 9 heures à 13 heures, une plage plus courte que celle de l’observation en bateau. Selon la préfecture, ces périodes de quiétude doivent aider à concilier écotourisme et préservation des baleines.

Préparer une sortie respectueuse des animaux

Avant le départ, un opérateur peut expliquer les consignes, rappeler les horaires et vérifier l’effectif prévu. Un visiteur qui connaît ces règles peut aussi choisir de rester à bord lorsque les conditions d’observation ne permettent pas une approche sereine.

Conseils pour une mise à l’eau responsable :

  • Respecter les horaires autorisés, de 9 heures à 13 heures
  • Ne jamais dépasser sept personnes, encadrement compris, dans l’eau
  • Limiter chaque présence dans l’eau à trente minutes maximum
  • Suivre les consignes de l’encadrant et éviter toute poursuite des animaux

La formation en ligne gratuite OMEGA permet aux usagers de se familiariser avec les bonnes pratiques d’observation des mammifères marins. Elle complète les règles obligatoires par des repères utiles avant de réserver une sortie.

Au-delà des baleines, les eaux réunionnaises accueillent des dauphins, des tortues marines et des oiseaux marins. La protection marine concerne donc un milieu vivant dont l’observation responsable dépend aussi des comportements adoptés par chaque embarcation.

Contrôles et sanctions pour préserver les baleines

Le respect de ces règles repose aussi sur leur contrôle en mer, annoncé par les autorités pendant la saison. Les infractions constatées en 2025 montrent que les consignes ne sont pas seulement des recommandations adressées aux plaisanciers.

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Sanctions prononcées lors de la saison 2025

En 2025, quatre permis bateau ont été suspendus pendant deux mois et trois amendes, comprises entre 150 et 1 000 euros, ont été infligées. Ces chiffres concernent cette saison-là et ne préjugent pas des sanctions qui pourraient être prononcées ensuite.

Selon la préfecture, les contrôles visent à faire respecter la réglementation et à protéger les espèces. Pour un professionnel, une infraction peut donc entraîner des conséquences concrètes sur son activité, tandis qu’un plaisancier reste tenu aux mêmes règles d’approche.

Une biodiversité qui dépasse la saison des baleines

La migration des baleines à bosse se concentre principalement entre juin et octobre, mais la biodiversité réunionnaise ne disparaît pas le reste de l’année. Les eaux de l’île abritent notamment quatre espèces de dauphins, deux espèces de tortues marines et de nombreux oiseaux marins.

Cette diversité rappelle pourquoi une sortie en mer ne doit pas se limiter à rechercher une rencontre spectaculaire. En ralentissant, en gardant ses distances et en respectant les créneaux, chaque usager contribue à réduire les dérangements et à soutenir une navigation durable.

Gestes utiles pour la faune marine :

  • Choisir un opérateur qui explique clairement les règles d’approche
  • Respecter les limitations de vitesse et le nombre maximal de bateaux
  • Privilégier une observation à distance plutôt qu’une interaction forcée
  • Se renseigner sur la formation OMEGA avant une sortie en mer

La protection des cétacés dépend ainsi de règles précises et de décisions quotidiennes en mer. L’interdiction annoncée dans le titre ne doit pas être confondue avec les dispositions détaillées ici, qui encadrent la navigation et favorisent les propulsions décarbonées sans établir, dans les informations disponibles, une prohibition générale des moteurs thermiques.

Source : Préfecture de La Réunion, arrêté préfectoral du 27 juin 2025.

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